Comment modifier des visualisations IA ? Découvrez comment corriger un rendu avec l’intelligence artificielle
La meilleure façon de modifier une visualisation IA, c’est dans l’onglet « Modifier », par petites étapes : vous sélectionnez une zone de l’image, vous écrivez une courte instruction à côté de cette sélection et, lorsque vous remplacez un meuble précis, vous ajoutez une photo propre de ce meuble comme objet de référence. Le champ général est réservé aux changements qui touchent tout le cadre, comme le moment de la journée ou la lumière, et tout ce qui se mesure en centimètres se corrige dans SketchUp. Dans la suite de l’article, je vous montre comment formuler vos instructions pour que l’IA fasse ce que vous lui demandez, comment fonctionnent l’angle de caméra et la grille 2x2, et où l’édition atteint ses limites.

Sommaire
- Que corriger dans l’édition d’une visualisation IA, et que corriger dans SketchUp ?
- Quelle est la différence entre l’onglet « Modifier » et l’onglet « Générer » ?
- Quand écrire une modification dans le champ général, et quand sélectionner une zone ?
- Comment organiser les instructions pour que l’IA ne les confonde pas ?
- Quelle photo de référence importer pour l’édition ?
- Combien de modifications pouvez-vous faire en une seule édition ?
- Que faire quand une modification ne passe pas ?
- Comment changer l’angle de caméra sur une visualisation terminée ?
- Grille 2x2 : comment obtenir quatre cadrages à partir d’une seule visualisation ?
- Liste de contrôle avant de modifier une visualisation IA
Que corriger dans l’édition d’une visualisation IA, et que corriger dans SketchUp ?
Avant de sélectionner quoi que ce soit, posez-vous une seule question : la modification concerne-t-elle l’apparence ou les dimensions ? La réponse détermine où vous allez l’apporter.
Les modèles d’IA sont probabilistes. La même opération répétée dix fois donnera dix résultats légèrement différents, et environ une génération sur dix comprendra mal les consignes. C’est pourquoi nous avons autant développé l’onglet « Modifier » (Edit). Plutôt que de vous promettre une première génération infaillible, nous vous avons donné des outils pour corriger rapidement. Une autre couleur de mur, une nouvelle lampe, moins de décoration sur la table ou l’heure dorée à la place d’un après-midi nuageux : ce sont des changements que vous y ferez en moins d’une minute, sans revenir au modèle.
La précision reste toutefois le domaine des logiciels de CAO. Des commandes comme « décale le canapé de 10 cm », « ajoute des carreaux 60x90 et tourne-les de 90 degrés » ou « élargis la fenêtre d’un demi-mètre » sont des tâches pour SketchUp ou un autre logiciel dont le point fort est l’exactitude. Vous pouvez essayer de les faire dans Raya, mais ne comptez pas sur un résultat précis au centimètre près. Une correction dans le modèle vous prendra quelques minutes et ne coûte aucun crédit, et lors de la nouvelle génération, l’intelligence artificielle reçoit une information sans ambiguïté.
Le tableau ci-dessous vous aidera à décider rapidement où apporter une modification :
Type de modification | Où la faire ? | Pourquoi ? |
|---|---|---|
Dimensions, déplacement de meubles, disposition et taille des carreaux | SketchUp ou un autre logiciel 3D ou de CAO | Précision au centimètre près |
Finitions de tout l’intérieur, une dizaine de matériaux à la fois | SketchUp, puis l’onglet « Générer » | Un matériau attribué à une surface dans le modèle 3D sera fidèlement reproduit par Raya |
Les vues suivantes d’un même intérieur dans la même ambiance | Raya, onglet « Générer » avec la fonction « Reproduire un style » (Match Style) | Cette fonction n’existe que dans l’onglet « Générer » |
Couleur d’un mur, remplacement d’un meuble, suppression ou ajout d’un objet | Raya, onglet « Modifier » avec sélection d’une zone | La modification ne touche que l’endroit indiqué |
Moment de la journée, lumière, météo | Raya, onglet « Modifier », champ « Que voulez-vous modifier ? » | La modification concerne tout le cadre |
Nouveau cadrage, gros plan, composition pour les réseaux sociaux | Raya, onglet « Modifier », fonction « Angle de caméra » ou « Grille 2x2 » | Raya crée de nouveaux cadrages à partir de la visualisation terminée |
Si vous avez lu le guide sur la façon de préparer un modèle dans SketchUp pour les visualisations IA, vous connaissez déjà la règle : ce que vous pouvez corriger dans le modèle en quelques minutes, corrigez-le dans le modèle. Pour l’édition, une seconde règle s’y ajoute : l’apparence se corrige dans Raya, les dimensions dans le modèle.




Quelle est la différence entre l’onglet « Modifier » et l’onglet « Générer » ?
Maintenant que vous savez quelles corrections restent dans Raya, assurez-vous de les faire dans le bon onglet. Cela paraît évident, mais cette erreur revient régulièrement.
L’onglet « Générer » (Generate) sert à créer des visualisations à partir d’un croquis, d’une vue de modèle 3D ou d’une photo. Il lit la géométrie de l’image fournie et y ajoute le photoréalisme, c’est-à-dire les matériaux, la lumière et l’environnement. L’onglet « Modifier » travaille sur une visualisation terminée, conserve son style et ne change que ce que vous lui indiquez. Une édition est une génération à part entière, elle coûte donc autant : 2 crédits en 2K ou 4 crédits en 4K.
Que se passe-t-il si vous importez une visualisation terminée dans l’onglet « Générer » et ajoutez « change le canapé en rose » ? Il est possible que le canapé change et que le reste de l’image reste intact. Mais l’IA peut tout aussi bien interpréter autrement la lumière ou les décorations au passage, car cet onglet n’a pas été conçu pour les corrections - le résultat est difficile à prévoir. L’erreur inverse arrive aussi. Une vue brute de SketchUp importée dans l’onglet « Modifier » restera dans le style du viewport, car l’édition conserve le style de l’image d’entrée.
Attention ! Le bouton en bas de l’onglet « Modifier » s’appelle lui aussi « Générer la visualisation ». C’est l’onglet sélectionné en haut de l’écran qui décide de ce qui arrivera à l’image.




Quand écrire une modification dans le champ général, et quand sélectionner une zone ?
Vous êtes maintenant dans le bon onglet : regardez donc le panneau de droite. Vous pouvez écrire une instruction à trois endroits, et chacun sert à autre chose :
le champ « Que voulez-vous modifier ? » - une instruction pour tout le cadre,
la fonction « Sélectionner une zone » (Select area) - un cadre rouge sur l’image et la description de la modification à cet endroit précis,
la fonction « Objets de référence » (Reference objects) - la photo de l’objet, son cadre sur l’image et une courte description.
Le champ général gère les changements qui concernent toute l’image, c’est-à-dire le moment de la journée, la lumière ou la météo. Une commande simple comme « supprime la chaise » y fonctionnera aussi, tant qu’il n’y a qu’une seule chaise dans le cadre. Quand il y a six chaises et trois murs visibles, l’IA doit deviner de laquelle il s’agit. Vous obtiendrez le meilleur résultat en sélectionnant précisément l’endroit à modifier et en écrivant l’instruction directement à côté de la sélection.
Le champ accepte jusqu’à 500 caractères, mais ce sont les instructions courtes et sans ambiguïté qui fonctionnent le mieux, en pratique jusqu’à 150-200 caractères : « passe du matin à l’heure dorée », « peins le mur couleur brique », « supprime le lampadaire ».




Quelle taille de zone sélectionner ?
Dessinez le cadre avec de la marge. Le modèle doit voir un peu de contexte dans la sélection pour comprendre ce qu’il modifie réellement : sur quoi repose le fauteuil, où se termine le canapé et de quel côté vient la lumière. Un cadre collé au contour de l’objet le prive de ce contexte.
Considérez la taille du cadre comme une simple suggestion. Une personne ou un meuble inséré sort souvent plus petit ou plus grand que le rectangle, car Raya adapte automatiquement l’échelle de l’objet à la perspective de la scène. Regardez l’exemple ci-dessous. Le cadre orange monte presque jusqu’à la fenêtre, mais le fauteuil de la référence a été inséré à une échelle naturelle.


Comment organiser les instructions pour que l’IA ne les confonde pas ?
Trois endroits pour les instructions, c’est pratique, mais c’est aussi un piège. L’erreur la plus fréquente que je vois dans les éditions, c’est d’éparpiller une seule modification dans tout le panneau : la description à un endroit, la sélection à un autre et la mention de la référence à un troisième.
Imaginez que vous remettez un tirage de la visualisation à un retoucheur. Vous entourez le fauteuil au feutre rouge et vous écrivez à côté « velours vert ». Sur la lampe, vous fixez avec un trombone une photo du catalogue en notant « cette lampe à la place de l’actuelle ». En haut de la feuille, vous écrivez une phrase sur l’image entière : « lumière plus chaude, de soirée ». Le retoucheur sait immédiatement quoi changer et où. Le panneau d’édition de Raya fonctionne de la même manière. Le champ « Que voulez-vous modifier ? » est la note en haut de la feuille, la sélection est le cercle au feutre avec son annotation, et l’objet de référence est la photo fixée à un endroit précis.
Maintenant, le même retoucheur reçoit une feuille où le cercle autour du fauteuil porte la mention « ici », la photo de la lampe traîne sans indication d’emplacement, et en haut quelqu’un a écrit « mets la lampe de la deuxième photo au-dessus de la table et passe le fauteuil en vert ». On peut le déchiffrer, mais l’erreur est vite arrivée. L’IA a exactement le même problème.
C’est pourquoi il faut respecter une hiérarchie : tout le cadre, puis la zone, puis l’objet. Chaque instruction s’écrit une seule fois, à son niveau. La photo de la lampe, son cadre orange et la description « suspension au-dessus de la table » se trouvent sur une seule ligne de la fonction « Objets de référence », et dans le champ général, vous n’écrivez plus un mot sur la lampe.
Méfiez-vous aussi des instructions qui s’excluent. Si vous écrivez « murs blancs » dans le champ général et « mur bleu marine » à côté de la sélection d’un des murs, le modèle reçoit deux consignes contradictoires et doit trancher lui-même laquelle est la plus importante. Les répétitions nuisent de la même façon, car une même modification décrite à deux endroits complique la compréhension de la tâche par le modèle.


Pourquoi dix modifications en une seule passe ne fonctionneront-elles pas ?
Revenons un instant au retoucheur. Cette fois, il reçoit une feuille avec dix cercles et dix annotations : un nouveau canapé, une autre lampe, un mur vert, un parquet en chêne, des plantes dans le coin, des tableaux au-dessus de la commode, des rideaux en lin et encore quelques détails. Quelque chose lui échappera forcément, et dans ce genre de situation, l’IA ne vous demandera pas ce que vous vouliez dire. Une partie des modifications passera, une partie disparaîtra en route, et certaines atterriront au mauvais endroit, même si vous les décrivez toutes correctement.
C’est pourquoi, en une seule passe d’édition, le mieux est de faire deux ou trois modifications. C’est ce que contenait l’exemple ci-dessus : la chaise de la référence, les placards supprimés et le mur vert. Quand un client envoie une longue liste de remarques, classez-la par ordre d’importance. Commencez par les changements qui influencent le plus la perception de l’intérieur, vérifiez le résultat et ne vous occupez des détails qu’à la passe suivante.
Chaque nouvelle passe est toutefois un nouveau traitement de la même image. J’explique plus bas combien de passes une visualisation supporte sans perte de qualité.
Faut-il ajouter « laisse le reste inchangé » ?
Ce n’est pas nécessaire. Beaucoup de personnes terminent leur instruction par « ne change rien d’autre », « laisse le reste tel quel » ou « make no mistakes ». La préservation du reste de l’image est déjà réglée du côté de Raya : un tel ajout n’apporte donc rien, en revanche il empêche le modèle de bien identifier la vraie modification.
Si l’IA a modifié quelque chose en dehors de la sélection, relancez simplement l’édition. Une nouvelle tentative donnera un meilleur résultat que l’ajout de nouvelles interdictions.
Quelle photo de référence importer pour l’édition ?
Puisque la référence a déjà sa place dans le panneau, reste la question de ce qui doit figurer sur la photo elle-même. La fonction « Objets de référence » suit une logique simple : vous montrez à l’IA ce que vous voulez au lieu de le décrire. Pour que cela fonctionne, la référence doit montrer uniquement l’objet. Le mieux est une photo nette du produit sur un fond clair et uni, recadrée de façon à ce que le meuble occupe la majeure partie de l’image.
J’ai déjà vu des références sous forme de capture d’écran d’une boutique en ligne, avec le prix, la description, plusieurs miniatures sous différents angles et le bouton « Ajouter au panier ». Il y a aussi des photos d’ambiance où, à côté de la lampe choisie, se trouvent encore deux fauteuils et une étagère. Comment l’IA pourrait-elle savoir lequel de ces éléments vous voulez insérer ? Avant d’importer la photo, recadrez-la sur l’objet seul. Cela vous prendra quelques secondes.
Le cadre de l’objet de référence n’est pas obligatoire et l’édition fonctionnera sans lui. Avec un emplacement indiqué, le résultat est toutefois plus sûr : mieux vaut donc l’ajouter à chaque fois.
Bon exemple
Mauvais exemplePourquoi le nom d’un produit tiré d’un catalogue ne sert-il à rien ?
L’instruction « mets ici le carreau paradyz ravero wine gres szkl. rekt. mat 60x60 » semble précise, mais Raya ne connaît pas tous les produits du marché et ne sait pas à quoi ressemble ce carreau. Mieux vaut écrire de façon générale, par exemple « grès cérame rouge grand format », et mieux encore, joindre une photo de bonne qualité où l’on voit ce matériau. La dimension du carreau, de toute façon, se règle plus sûrement dans le modèle.




Combien de modifications pouvez-vous faire en une seule édition ?
Une référence bien préparée et un emplacement soigneusement sélectionné, c’est la moitié du travail. L’autre moitié, c’est un nombre raisonnable de modifications, car c’est là qu’il est le plus facile de surestimer les capacités de l’IA.
Je vais être direct : Raya n’est pas un logiciel de CAO. Si vous importez cinq références, dessinez quatre sélections et ajoutez encore une instruction générale, ne comptez pas sur un résultat réussi partout, même si vous formulez chaque instruction au mieux. Plus il y a de tâches dans un même passage, plus il y a de risques que l’une d’elles soit ignorée ou interprétée à sa manière.
Il en va de même pour les éditions où l’on saisit une liste d’une quinzaine de matériaux avec une attribution précise au sol, aux plans de travail, aux façades, aux murs, au plafond ou aux rideaux. Ce type de changement se fait dans un logiciel de CAO, car on y attribue un matériau à une surface donnée une fois pour toutes, sans compter sur la chance. Dans Raya, de petites corrections ciblées fonctionnent mieux qu’une refonte globale du projet.
Il existe encore une limite dont nous parlons ouvertement : la compression générative. Chaque nouveau traitement de la même image en réduit légèrement la qualité. Avec chaque nouvelle version des modèles d’IA, cet effet s’atténue, et aujourd’hui, trois éditions successives sur une même image sont sans risque. Pour une série plus longue, il faut accepter les limites de la technologie : mieux vaut donc planifier les corrections. Rassemblez les remarques du client et appliquez-les en une seule édition avec trois modifications plutôt qu’en trois éditions séparées. L’agrandissement en 4K pour 4 crédits peut se faire tout à la fin, une fois la version validée par le client.


Que faire quand une modification ne passe pas ?
Parfois, même une édition bien préparée ne fonctionne pas du premier coup. Que faire alors ?
Commencez par l’étape la plus simple et relancez-la, et si nécessaire deux ou trois fois. L’IA se trompe parfois, et une nouvelle tentative avec la même instruction suffit souvent.
Si cela ne suffit pas, changez de stratégie : supprimez l’objet et ajoutez-le à nouveau. L’exemple le plus parlant est celui d’une table ronde autour de laquelle doivent se trouver trois chaises. Pendant leur entraînement, les modèles d’IA ont vu beaucoup plus souvent des tables rondes avec quatre chaises, si bien que la commande « remplace les quatre chaises par trois chaises » peut revenir avec quatre. Le modèle ne sait tout simplement pas qu’une telle table peut n’avoir que trois chaises.
Heureusement, il existe une parade. Supprimez d’abord toutes les chaises, puis ajoutez-en deux, et une autre lors de l’édition suivante. Découper la tâche en étapes permet au modèle de comprendre ce que vous voulez, et trois éditions restent dans la limite sûre. Vous pouvez procéder de la même façon pour remplacer un grand meuble par un petit : supprimez d’abord le canapé, puis insérez un fauteuil à la place libérée.
Gardez toutefois à l’esprit qu’il s’agit davantage d’intuition que d’une recette. Il est difficile de dire précisément quand le modèle a besoin d’un tel découpage et quand il s’en sortira directement. La répétition est un bon signal. Si plusieurs tentatives d’affilée se terminent par la même erreur, le modèle s’accroche très probablement à ce qu’il a vu le plus souvent pendant son entraînement, et c’est alors que découper la tâche en étapes a le plus de sens.




Comment changer l’angle de caméra sur une visualisation terminée ?
Jusqu’ici, vous avez modifié ce qui se trouve dans le cadre. La fonction « Angle de caméra » (Camera angle) modifie le cadrage lui-même. Vous avez le choix entre six préréglages : « Contre-plongée » (Low angle), « Plongée » (High angle), « Depuis la gauche » (From the left), « Depuis la droite » (From the right), « Détail » (Detail) et « Plan large » (Wide angle). Chacun crée un nouveau cadrage à partir de la visualisation terminée et coûte autant qu’une génération classique, soit 2 crédits en 2K.


En édition, Raya travaille uniquement sur l’image et ne voit pas vos meubles de l’autre côté de la pièce. Tout ce qui ne figurait pas sur la visualisation doit être imaginé, et plus vous faites pivoter la caméra, plus la part inventée grandit. Un meuble qui se trouvait juste au-delà du bord du cadre peut sortir différent du projet dans le cadrage « Depuis la gauche », et « Plan large » ajoutera une partie de la pièce que l’IA n’a jamais vue. Abordez ces cadrages avec indulgence et générez-les plusieurs fois. Quand vous avez besoin d’une vue de l’autre côté de la pièce conforme au projet, créez une nouvelle scène dans SketchUp.
Que montrera « Détail » ?
Pour le gros plan, Raya choisit l’objet le plus intéressant du cadre, et il est facile à prévoir : c’est généralement l’élément placé au centre de la composition, qui attire immédiatement le regard. Si le portemanteau est au milieu du cadre, vous obtiendrez un gros plan du portemanteau. S’il est décalé sur le côté et qu’au centre on voit surtout un mur avec un interrupteur, ne soyez pas surpris si le détail montre l’interrupteur.
Avant de cliquer sur « Détail », regardez donc la visualisation et évaluez ce qui attire le regard. Si ce n’est pas l’objet qui vous intéresse, combinez le préréglage avec une instruction dans le champ « Que voulez-vous modifier ? ». Choisissez « Détail » et ajoutez par exemple « gros plan sur le pouf » : Raya orientera le cadrage vers l’objet indiqué.


Grille 2x2 : comment obtenir quatre cadrages à partir d’une seule visualisation ?
« Angle de caméra » donne un seul nouveau cadrage. Si vous en voulez plusieurs à la fois, utilisez la fonction « Grille 2x2 » (Grid 2x2). Elle crée à partir de votre visualisation quatre cadrages différents et les assemble en une composition simple. Le tout forme une seule image 2K divisée en quatre parties : elle coûte donc 2 crédits. Après avoir activé l’interrupteur, vous choisissez l’orientation : paysage 16:9 ou portrait 9:16, qui convient directement aux stories et aux reels.
L’IA choisit des cadrages qui rendent bien. Regardez l’exemple ci-dessous. À partir d’une seule visualisation de salon, on a obtenu une vue de dessus, un plan avec une femme en robe jaune devant un mur orné d’un tableau, un gros plan sur la lampe au-dessus de la table basse et un plan plus large de toute la pièce. La femme apparaît dans deux cadrages, car c’est le point fort de cette scène. On dirait des images tirées d’une séance photo, non ?



Avec la grille, retenez deux choses. Une fois activée, la grille grise les autres fonctions d’édition : corrigez donc d’abord la visualisation et faites la grille tout à la fin. Chaque cadrage fait aussi la moitié de la largeur et la moitié de la hauteur de l’image entière : la grille fonctionne donc surtout comme composition prête pour Instagram ou comme planche de présentation. Si vous voulez l’un des cadrages séparément en pleine qualité, essayez d’obtenir un cadrage similaire avec la fonction « Angle de caméra ».
Liste de contrôle avant de modifier une visualisation IA
L’édition ressemble à une longue liste de règles, mais en pratique elle se résume à quelques habitudes. Avant de cliquer sur « Générer la visualisation » dans l’onglet « Modifier », vérifiez que :
la modification concerne l’apparence, et vous avez corrigé les dimensions et la disposition dans le modèle,
vous travaillez dans l’onglet « Modifier », et non « Générer »,
le champ « Que voulez-vous modifier ? » ne décrit que les changements de tout le cadre,
chaque endroit à modifier a son propre cadre, dessiné avec de la marge,
la photo, le cadre et la description d’une même modification sont sur une seule ligne,
aucune instruction ne se répète ni n’en contredit une autre,
vous n’ajoutez pas « laisse le reste inchangé »,
la référence montre uniquement l’objet, net et recadré,
vous décrivez le matériau par ses caractéristiques ou par une photo plutôt que par un nom de catalogue,
il y a quelques modifications, pas une quinzaine, et l’image n’a pas déjà subi trois éditions d’affilée,
avant de cliquer sur « Détail », vous voyez ce qui attire l’attention dans le cadre,
vous gardez la grille 2x2 pour la toute fin.
J’espère qu’après ce guide, l’édition de visualisations IA ne sera plus une loterie pour vous et que chaque correction arrivera là où vous le souhaitez. Commencez par une seule modification sur une visualisation que vous connaissez bien : sélectionnez une zone avec de la marge, écrivez une courte instruction et comparez le résultat avec l’original.
Et si vous n’avez pas encore de visualisation à corriger, commencez par une première génération. Un nouveau compte reçoit 20 crédits gratuits valables 14 jours, sans carte bancaire, soit environ 10 visualisations en 2K ou quelques visualisations et éditions pour essayer. Vous préparerez la vue en suivant le guide sur l’export depuis SketchUp, et vous peaufinerez le reste dans l’onglet « Modifier ».


